Fiche de l'ouvrage

Les figures du procès au delà des frontières

Auteurs :  Wanda Mastor / Lionel Miniato  

N° d'édition : 

Marque :  DALLOZ

Collection :  Thèmes et commentaires

Parution :  Janvier 2014

ISBN :  978 2 247 13567 7

Prix ouvrage papier :  36€ TTC

Sommaire

Propos d'ouverture par Jean-Christophe Gaven, professeur d'histoire du droit, Université Toulouse 1 Capitole
Le glaive et la balance, symboles universels de la fonction de juger par Julien Théron, professeur de droit privé, Université Toulouse 1 Capitole, membre du Centre de droit des affaires
Un Temple pour la justice. Notes sur le caractère sacré de la fonction de juger (XVIe-XVIIIe siècles) par Jean-Louis Gazzaniga, prêtre, ancien avocat et professeur d'histoire du droit
Le procès administratif, un procès sans symbole ? par Jean-Gabriel Sorbara, professeur à l'Université Toulouse 1 Capitole, Institut Maurice-Hauriou
Deux sites pour un procès : l'unité de lieu à l'épreuve de la visioconférence par Laurence Dumoulin, chargée de recherches CNRS, Institut des sciences sociales du politique (ISP) et Christian Licoppe, professeur de sociologie des technologies, Télécoms ParisTech, Département des sciences sociales
Les symboles en question dans le procès pénal par Jean Danet, avocat honoraire, maître de conférences à l' Université de Nantes (UMR 6297)
Regards croisés sur les figures des procès anglo-saxons par Aurélie Duffy, maître de conférences de droit public à l'Université Panthéon-Assas (Paris 2), membre du Centre de droit public comparé et Wanda Mastor, professeur de droit public à l'Université Toulouse 1 Capitole, membre de l'Institut Maurice-Hauriou
Justice et république : charges et symboles autour de 1848 par Alain Daguerre de Hureaux, directeur de la DRAC du Languedoc- Roussillon, ancien conseiller au tribunal administratif de Toulouse, ancien conservateur du patrimoine
Le procès dans le cinéma français par Lionel Miniato, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Centre universitaire Jean-François Champollion, Institut de droit privé de l'Université Toulouse 1 Capitole et Magalie Flores-Lonjou, maître de conférences en droit public, Université de La Rochelle, CEREGE LR-MOS
La justice, ses alternatives et ses symboles. Venger, pardonner ou juger ? Variations littéraires par François Ost, Université Saint-Louis (Bruxelles) 
Rapport de synthèse par Denis Salas, magistrat, directeur scientifique des Cahiers de la justice, secrétaire général de l'AFHJ

Présentation

Les symboles du procès sont nombreux et porteurs d'une signification précise. La balance, le bandeau, le glaive, la robe ou la perruque, nous paraissent inséparables du rituel judiciaire, et pourtant ces symboles ont une histoire et ne sont pas toujours identiques selon les époques ou les lieux. Parfois, ils semblent même absents. Il reste qu'une justice qui ne se met pas en scène, qui ne donne pas à voir sa puissance, est inconcevable, car l'acte de juger n'est pas anodin. D'aucuns voient parfois dans ces symboles l'héritage d'une époque révolue où juger était conçu comme une prérogative d'essence divine. L'hermine du juge, en effet, n'est-elle pas aussi douce qu'inaccessible ? Par ailleurs, aujourd'hui, la justice managériale et le process judiciaire ont tendance à reléguer au second plan les symboles du procès. D'autres, au contraire, insistent sur l'importance des symboles qui sont bien plus que des signes extérieurs ou des ornements : ils expriment la gravité du moment judiciaire. Au-delà de leur simple apparence, les symboles judiciaires sont consubstantiels au procès et à ses grands principes tels que l'impartialité du juge, les droits de la défense, le principe du contradictoire et la publicité.
L'étude du procès à travers ses symboles s'enrichit de celle des symboles à travers leurs représentations. De la justice aux yeux bandés de Dürer au tribunal de grande instance de Nantes conçu par l'architecte Jean Nouvel, les artistes ont donné leur vision de la justice. Parfois à un tel point que notre propre vision du procès, sauf à en avoir été acteur, n'est pas directe : elle est issue de ses représentations, notamment littéraires ou cinématographiques. Le cinéma et la littérature ne s'intéressent d'ailleurs pas exclusivement aux symboles du procès, mais décrivent plus largement le fonctionnement et le quotidien de la justice. Par le prisme d'histoires singulières, la justice se montre alors à découvert et nous dévoile une part de son étrangeté. D'autres représentations permettent aux symboles du procès d'acquérir une pleine existence grâce aux œuvres ; les symboles font corps à la fois avec l'œuvre d'art et l'œuvre de justice : ainsi en est-il du Palais de justice.